mercredi 4 mars 2009

Boss Town

Afin d'agrémenter ma semaine de relâche de quelques gréments touristiques sans toutes fois faire grimper les soldes de mes cartes de crédits (oui oui au pluriel, je ne suis qu'une pathétique dépensière insolvable), j'ai décidé d'aller à Boston. En char. Je fais un lift à une amie, ce qui me donne droit à un croque en pot (ou pot en peau, ou peau en pâte ... je sais pas trop ce que c'est mais ça se mange, et mon amie végé-organo-bio dit que c'est dé-li-cieux) et des jujubes à volonté pour le trajet. Je sais, des jujubes c'est nul mais bon, c'est pas super approprié de dire "laisse faire, tu me payeras une bière"(je ne suis qu'une pathétique alcoolique, je sais, mais pas au volant).


Pour continuer dans la cheapitude la plus totale, je crèche sur le divan d'un ami d'une amie pour exactement 0$. Le divan est confo et l'ami d'une amie absolument étonnant. Tout d'abords, il s'appelle Brett. Ce qui est déjà fantastique. C'est un Norvégien d'origine grandit à Seattle, qui est à Boston pour terminer son doctorat en microbiologie intégrant les nanotechnologies. Voyez le portrait ? Ajoutez, de façon aléatoire : des cheveux longs, une barbiche à géométrie variable, un kilt, le hood en dessous du veston, des propos intelligents fréquemment entrecoupés de "yeah man" et "no problem", et vous obtenez un personnage assez chouette pour accueillir une inconnue sur son divan.

Le divan est confortablement installé dans une maison où vivent 7 personnes. vraiment. Une vraie commune, ne manque que les moutons. Quoique les cheveux et poils de tous origines accumulés dans le drain du bain et vivant à la façon d'un écosystème autonome peuvent être confondus avec un animal domestique. Les espaces communs sont utilisés par tous mais personne ne se sent concerné par leur propreté. Par contre, tous se sentent concernés par la quantité de bouteilles dans le bar et tous contribuent joyeusement aux partys quotidiens. Ha ! J'aurais voulu être étudiante Bostonienne !

L'étudiant Bostonien typique porte le kangourou sous le veston, ne quitte pas son ipod et boit une quantité effarante de café en boudant, pour la plupart, le starbuck du coin au profit d'un indépendant plus cher et plus savoureux. Il faut essayer le "crema cafe" au 27 Brattle St, dans Cambridge. C'est toujours plein et j'y ai vu la plus grande concentration de MacBook et de barbus proprets au pro-rata.

Calme, sobre, valorisant la geekitude et voulant sauver les ours polaires, l'étudiant Bostonien est un "brun" de la plus pure espèce. Boston, c'est comme un énorme quartier Saint-Jean-Baptiste, sans les squeejee au coin de Radio-Canada.

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