
Par une journée on ne peut plus froide, j'ai décidé de me rendre au Musée d'art contemporain de Chicago, histoire de voir qu'est-ce qui se passe de bon dans l'univers de ceux qui choisissent encore de créer (un peu malgré tout). J'avais une légère appréhension, comme beaucoup de gens face à l'art actuel. Bien que certaines œuvres m'ont laissée déconfite et d'autres plutôt ébahie, l'univers de Jenny Holzer m'a totalement flabergastée. Je suis restée plus d'une heure, assise à même le sol dans une salle peu éclairée, à contempler des poèmes urbains qui défilaient sur des installations électroniques. Les mots, une fois illuminés et mouvants, avaient une telle force que je me suis mise à les réciter intérieurement avec toutes sortes de voix. Et ces mots peuvent être récités par n'importe qui. Et ça m'a donné du bonheur.

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