vendredi 19 octobre 2007

Réalisme magique, hyper réalisme

« J’ai peur en effet du chaos et je ressens vivement la précarité de la civilisation. » – Alex Colville, 1983



Première rencontre inoubliable ; printemps 1995, Musée des beaux-Arts à Montréal. J'ai 19 ans et je ne fais aucune activité n'impliquant pas une flute. Je suis donc au Musée pour jouer en concert. J'ai quelques minutes avant de commencer, je suis en retard sur mon rituel d'avant-concert (doute, toilettes, angoisse, pleurs, panique, calme, et finalement hâte de jouer). Je marche, me perdant volontairement dans le Musée, histoire de cacher ces pleurs quand ils viendront. J'en suis presque à paniquer parce que je n'a pas encore pleuré (c'est si beau la jeunesse). Et je fige. Devant cette femme figée. Action et fixation. Le mouvement est bien présent, c'est le temps qui est arrêté. Ce n'est pas une photo, ce n'est pas un tableau non plus. Mais qu'est-ce ? Alex Colville. Du moins son univers. Irréel et réaliste. Fixe et mouvant. Ça vous rappelle pas la description de quelqu'un ? http://www.alexcolville.com/

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