J'aurais dû m'en rendre compte bien plus tôt. Peut-être quand j'ai commencé à fumer. Ou alors quand j'ai cessé de pardonner. D'abords à mon père. Ensuite à tous les autres. Puis toutes les fois où j'ai crié après quelqu'un, où j'ai présumé de mauvaises intentions, où j'ai jugé, où j'ai refusé de donner. Il y a depuis trop longtemps des indices dont j'aurais pu me servir. C'était encore plus évident quand j'ai douté de vouloir des enfants, quand j'ai repoussé des hommes bien pour une trouille gigantesque d'être déçue. Maintenant, le cynisme est bien là et ce n'est plus Noël à l'année. Je n'arrive plus à chanter, j'essaie de calmer mon volcan, je me cache et j'observe d'un oeil mauvais.Pourtant, j'ai déjà été cette personne qui peut dire bien haut "j'aime tout le monde" et y croire dur comme fer. Je suis même encore parfois celle dont le cœur se brise à écouter le malheur des autres. Mais oh! combien je m'ennuie de Julie fleur bleue! Celle qui a décidé de rester sensible, d'ouvrir grands les yeux et le cœur. J'ai pris un pansement beaucoup trop grand pour soigner mes égratignures, il m'empêche maintenant de sentir la vie à même ma peau. La vie est comme ça, des fois c'est injuste, des fois c'est bien fait. Et ce n'est la faute de personne.
Pour Noël, je nous souhaite tous de rester en contact avec cette foi (peu importe en quoi) qui fait que si on répond à "Quelle serait votre vie de rêve", on voit que ça ressemble un brin à notre vie actuelle et on sait que le reste suivra.
Joyeuses fêtes ! Bonheur, amour, sincérité.


2 commentaires:
Joueuses fêtes Julie.
Merci pour le cadeau de tes écrits!
Cost ! Merci de ta présence qui, je dois le dire, me motive à vérifier mes phôtes :) Joyeuses fêtes !
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