jeudi 14 août 2008

Chick Lit, cheap lit ?

Je vous avais déjà fait part, dans un billet précédent (Sainte-Futile), d'un malaise que j'éprouvais à apprécier des livres "légers", des magazines féminins et d'autres versants girlie de ma vie de femme moderne. Parmi mes plaisirs coupables (et rose-bonbon) se trouve la lecture mensuelle du Elle Québec. Et dans ce Elle Québec, se trouve une chronique de Richard Martineau. Et celle du numéro de septembre 2008 décrit la Chick lit comme une littérature qui "n'exprime pas une vision du monde, qui n'étale qu'une intimité. Comme si l'univers se limitait à un bureau, un salon de coiffure et une chambre à coucher".

Je dis que la Chick lit c'est plutôt une auto-dérision ou une auto-conscience de la partie insipide de nous mêmes. Et surtout une acceptation de cette légèreté, voire une approbation à la légèreté. Cette littérature "pour feûûme urbaine, branchée et mêlée" me rassure. C'est comme un permis de porter un décolleté tout en lisant Anna Karénine.

Ben quoi, il n'y a rien de mal à être girlie et un brin intello non ? Pendant longtemps, j'ai cru qu'on pouvait être soit belle, soit intelligente. Comme pour balancer l'injustice de la beauté physique. Et quand on ne veut pas se faire catégoriser parmi les gougounes sans cervelle, on engraisse, on met des cols roulés et on évite la manucure. C'est n'importe quoi !!

Et hop, un complexe de moins :)

Aucun commentaire: