mercredi 27 février 2008

Empirisme ou propagande ?




L'essentiel, ce n'est pas de savoir de qui ou comment a débuté le conflit, volontairement ou non. L'essentiel, c'est plutôt de remarquer qui, après la crise, arrive avec des solutions toutes faites. Qui y avait pensé d'avance.

Pour un peuple (et même un individu) qui vient de subir un choc, il est beaucoup plus facile de penser que le choc est relié à de mauvaises croyances, qu'on s'est trompé d'arguments ou d'idéologie. Qu'on a mal agit.

Certains disent que le malheur fait avancer les choses puisqu'il provoque un état où l'on est beaucoup plus enclin à revoir ses propres actes, ses croyances, ses idées. Après une crise, un choc, une peine, on a beaucoup plus envie d'adhérer à la nouveauté, de chercher des solutions, de prévenir une seconde secousse.

Ces notions à propos des réactions aux chocs naissent d'abords en psychologie. Maintenant, elles sont appliquées en économie et à la diplomatie internationale. Le réel enjeu n'est pas pendant la crise, c'est après. Qui est le bourreau ? Peut-être votre salvateur ...

"La moralité de l'homme est loin de reposer sur des bases aussi solides que son immoralité, et les gens croient obéir aux lois de la morale alors qu'en fait ils ont tout simplement peur des conséquences de leurs actes." (Wilhelm Reich)

* Pour en savoir plus : Naomi Klein, Disaster Capitalism


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